Étant un
amateur de biographies, j’ai lu entre autres celle de Bernard Geoffrion,
aujourd’hui décédé. Un ancien joueur vedette des Canadiens de Montréal qui
devint instructeur de l’équipe d’Atlanta et un excellent ambassadeur pour le
hockey et la ligue nationale.
Comme il fût l’une de mes idoles de jeunesse, j’ai été très intéressé par tout
ce qu’il racontait et j’ai pu apprécier tous les efforts qu’il a déployés pour
en arriver à sortir de la masse et d’atteindre la notoriété que ses succès lui
ont valu. J’y ai trouvé une source d’inspiration comme c’est toujours le cas
lorsqu’on s’arrête à décortiquer la réussite des gens y compris les périodes
difficiles, car nul n’y échappe.
J’ai, par la suite, lu avec beaucoup d’intérêt celle de Jean Béliveau, un homme
qui n’a pas besoin de présentation et qui commande le respect de tous. Non
seulement à cause de ses succès dans le sport, mais également à cause de son
implication dans de multiples organisations charitables et autres et surtout par
le fait qu’il incarne le rôle d’un gentilhomme par excellence.
En plus d’y trouver la stimulation que je recherche dans ces lectures, j’en ai
retiré une grande leçon, que je tiens à partager avec vous.
Monsieur Béliveau parle, bien sûr, des jalons qui ont pavé son succès, mais
toujours au travers des autres, de ceux qui l’ont accompagné, qui lui ont
ouvert les portes et qui ont contribué à son succès.
Ceux qui ont suivi sa carrière savent qu’il a contribué à faire bien paraître
ses coéquipiers en leur refilant des passes savantes, il les a aidé à grandir.
Pourtant, il rend hommage à tous ceux qu’il a côtoyé comme si tout le mérite
leur revenait et je comprends pourquoi il commande le respect de toutes les
classes de la société et de tous les âges.
Si les nombreux buts qu’il a comptés au cours de sa carrière ont fait vibrer
l’ancien forum de Montréal, sa seule présence dans le Centre Bell et tous les
établissements qu’il visite est acclamée et les interminables applaudissements
qu’il reçoit sont la preuve qu’il sème la joie et le bonheur autour de lui.
Prenons l’habitude de reconnaître l’apport de tous ceux qui nous entourent en
les vantant auprès des autres et je suis convaincu que tous, y compris
nous-même, en ressortirons gagnant.